INFORMATIONS SUR L’OUZBÉKISTAN

INFORMATIONS SUR L’OUZBÉKISTAN

INFORMATION GENERALE

Nom officiel: République d’Ouzbékistan

Coordonnées géographiques: 41 00 N, 64 00 E 
Superficie: 447.400 kmau total: sol: 425.400 km2, eau: 22,000 km2
Frontières: 6.221 km au total: 137 km avec l’Afghanistan, 2.203 km avec le Kazakhstan, 1.099 km avec le Kyrgyzstan, 1.161 km avec le Tajikistan, 1.621 km avec le Turkménistan. 
Population: 25 millions d’habitants
Densité de population: 50.1 habitants / km2
Capitale: Tachkent
Langue: L’Ouzbékistan est un pays multi-ethnique. L’Ouzbek est la langue d’Etat, le Russe est une langue de communication internationale
Structure administrative: 12 régions et une République Autonome de Karakalpakstan, 226 villes et districts.
Religion: majoritairement musulmane, mais aussi chrétienne orthodoxe, juive...
Fuseau horaire: GMT + 05:00
Electricité: 220 V AC, 50 amp; standard
Domaine zone/ internet: .uz
Code international télécommunication: +998

 

Climat


Le climat en Ouzbékistan est extrémement continental avec un grand nombre de jours ensoleillés. La température moyenne en janvier est de -100C à +30C. L’été est très sec et chaud. La température moyenne en juillet est de +350C à +450C. L’automne est assez beau et c’est la saison où les fruits et légumes succulents car gorgés de soleil sont en abondance sur les marchés. La température moyenne automnale est de 200C.

 

Fêtes:


Le 1er Janvier - Le Nouvel An
Le 8 Mars - La fête des Femmes
Le 21 Mars - Navrouz (Le Nouvel An de l’époque zoroastrienne)

Le 9 Mai - Le Jour Commémoratif des victimes des guerres 
Le 1er Septembre - Fête Nationale
Le 1er Octobre - Fête des Professeurs
Le 8 Décembre - Jour de la Constitution

Les fêtes religieuses avec des dates variables:
Ramadan Khayit
Kourban Khayit

 

Tenues vestimentaires recommandées


Le vêtement léger et clair est récommandé pour la journée, et un pull ou une veste légère à prévoir pour les soirées quand il fait plus frais. Les chaussures confortables sont conseillées pour faire de nombreuses visites à pied, notamment sur des routes praticables mais cabossés ou dans le désert. N’oubliez pas d’enlever vos chaussures avant la visite des sites religieux, lorsque vous vous asseyez sur un takhta, ou lorsque vous êtes invités chez l’habitant. Il n’est pas indispensable de prévoir un vêtement special pour la visite des lieux de culte islamique. Néanmoins, il est recommandé de couvrir les bras et les jambes.


Nous invitons tous les voyageurs à s’habiller en privilégiant le confort. Il vaut mieux éviter de prendre avec vous des bijoux ou des objets de valeur et des vêtements demandant une attention particulière. Etre discret et respectueux de la culture et des traditions locales est une attention qui vous ouvrira des portes ; voilà ce que nous vous demandons pour votre voyage.

 

Bagage:


Un sac à main avec une bandoulière résistante ou un petit sac à dos est le moyen le plus pratique pour porter votre camera ou des objets personnels lors de votre séjour.

Vous pouvez à bord de l’avion prendre un bagage de 20 kg / personne au total, y compris un bagage dans la cabine. C’est le cas dans toute l’Asie Centrale, à l’exception du Turkmenistan, où le maximum de bagage doit être de 10 kg. Au delà, une taxe supplémentaire est à prévoir.

 

Santé


Vous allez voyager dans une zone où il n’y a ni virus ni infection majeure, c’est pourquoi les vaccins ne sont pas indispensables. De toute façon, nous vous recommandons de consulter votre médecin ou un spécialiste du Centre de Vaccination pour un bilan plus personnalisé en cas de besoin et les vaccinations recommandées alors. Comme il est pratiquement inévitable de passer par les zones où l’eau contient une quantité élevée de sels minéraux et métalliques (comme c’est le cas dans l’Asie Centrale), il faudra se préparer pour les petits dérangements gastriques. Consultez votre médecin ou votre pharmacien pour les médicaments recommandés dans ce cas. 
Important: Prière de vous assurer que vos médicaments sont bien en permanence à portée de main, si votre baggage vous suit séparément, inutile de descendre dans la soute !

 

Shopping


Vous allez parcourir la route de la soie, la route des marchands. Les voyageurs en Ouzbékistan seront donc agréablement surpris par la joallerie, les vêtements et l’artisanat local. Les livres, cartes postales sont d’autres souvenirs plus classiques. Il y a certaines restrictions par exemple pour l’exportation des tapis du pays. Demandez votre guide pour une information détaillée à ce sujet avant de faire vos achats, il saura vous renseigner.

 

 

HISTOIRE DE L’OUZBÉKISTAN

 

La culture des nations, formée sur le territoire d’Ouzbékistan, a une riche histoire. Au VIII siècle, l’armée du Calife Arabe a créé un nouveau nom pour nos territoire ”Maverounakhr ,Le pays au-delà du fleuve", situés entre le fleuve Amoudarya, le fleuve Syrdarya et les terres de Khorassan au sud. Cette conquête a apporté jusqu’ici une nouvelle religion née en Arabie Saoudite, l’Islam. En des temps plus anciens encore, il y eut une présence considérable de la religion zoroastrienne et d’autres religions apparurent dans la région comme le Boudhisme, le Judaisme et le Christianisme. Peu après la conquête arabe, l’Islam a commencé à dominer dans cette région et il est devenu une partie extrémement importante de sa culture.

Mavérounnakhr était une des régions les plus en avance dans le Califat et jouait un rôle significatif dans la vie culturelle et sociale. La Grande Route de la Soie liait l’Occident et l’Orient, les peuples du nord et les peuples méridionaux la parcouraient aussi . Les villes du « pays au-delà du fleuve » comme Boukhara, Samarcande et Kounya-Ourgentch étaient des carrefours attirant toutes les convoitises que les caravanes ramenaient d’Inde, de Chine, d’Egypte, de l’Empire Byzantin, d’Arabie et même des pays nordiques des scaldes qui chantaient les mysteres de l’Orient .

La Maison de la Sagesse, "Bite ul-Khikma" , fut créée par Makhmud, dignitaire d’un califat qui se consacra à une tache immense : la traduction en arabe des ouvrages d’ Aristote, de Platon, d’Archimède et des autres grecs anciens, philosophes ou savants. Les érudits exceptionnels de Mawarannahr que sont Musa Al-Khorezmi, Akhmad Al-Fergani, Al-Marvazi, Javkhari, Marvarudi pour n’en citer que les plus illustres,portèrent la renommée de Baghdad qui devint l’un des centres mondiaux culturels pour la philosophie, les lettres, les mathématiques, l’astrologie...etc.

La lutte pour l’indépendance et la liberté contre l’occupation prit son ampleur sous les califats d’Asie Centrale de cette époque jusqu’à la fin du IXeme siècle où Boukhara devint la capitale de l’empire sassanide.  Le pouvoir sassanide resta en place jusqu’à la fin du Xème siècle. Ensuite du XI jusqu’au XIIème siècle se succédèrent Karakhanides, Gaz-navides, Seldjukides et les Etats autonomes du Khoresm-shakhs apparus dans le Mawarannahr et le Khorassan. En dépit de guerres perpétuelles pour étendre les sphères d’influence, cette période apparut extrêmement importante d’un point de vue artistique et culturelle. L’établissement de régions indépendantes politiquement fut le point de départ d’une croissance économique et d’un âge d’or culturel qui rayonna dans toute la region. Cette époque est appelée la renaissance orientale et elle coincide a une apogée sans précédent dans les règles éthiques et philosophiques.

C’était un temps où l’enseignement de philosophes aussi brillants que Abou-Nasr Farabi, Imam Al-Boukhari, Narchakhi, Makhmoud Kachgari, Marghinani, Nadjimmiddin Qubro, Abou Raikhan Berouni, Abou-Ali Ibn Sino, az-Zamakhshari, et de poètes comme Roudaki, Yusouf Khadjib, Akhmad Yassavi et Abou Bakr al-Khorezmi sema dans toute la société des idées et des principes qui portèrent des moissons exceptionnelles.

A la même époque de nouveaux mouvements religieux apparurent caractérisés par leur liberté de penser, le Mutaziliya, l’Ismaélisme et le Soufisme. Les villes de Boukhara, Samarcande, Merv, Ourghentch et Khiva devinrent très largement populaires auprès des autres pays musulmans. L’artisanat, l’architecture et les constructions progressèrent rapidement. Au début du XIème siècle sous la direction de Mamoun Khorezm-Chakh, une nouvelle université fut créée dans le Khorezm, réunissant les plus grands scientifiques orientaux. Elle fut plus tard dédiée à Khorezm-Chakh et devint la première Académie d’Asie Centrale.

Le Mawarannahr acquit par sa culture et ses sciences une renommée mondiale. Cependant, brusquement, cet essor fut stoppé au début du XIIIème siècle. L’invasion mongole par Genghis Khan rasa en deux ou trois ans complètement les villes, détruisit les canaux d’irrigation et les cultures. La lutte pour l’indépendance contre le joug des conquérants étrangers occupa la seconde moitié du XIVème siècle. L’un des éléments décisifs était l’infatigable résistance et opiniâtreté d’Amir Timour. Pas après pas, il reprit les zones du Mawarannahr et du Khorassan au pouvoir mongol en occupation sur place. Et à la fin du XIVème siècle, il put établir un état puissant sur un très large territoire. Timur laissa avec beaucoup de force son empreinte sur la politique et l’économie mais aussi participa à un essor culturel exceptionnel. Ses principes pour gouverner et diriger sont décrits dans le " Code de Timour". Après sa mort, les Timourides continuèrent la promotion de l’art, de la science, et de la culture.

En particulier sous le regne d’Oulugbek, Chakhroukh et de Khusain Baikaro, le niveau culturel atteignit son apogée dans les villes du Mawarannahr et Khorasan réputées et célébrées dans le monde de l’Orient musulman jusqu’en Europe. Cette époque marque la seconde moitié de la Renaissance en Asie Centrale. La réputation des grands philosophes que sont Oulugbek, Kazi-zadé Roumi, Ali Kouchtchi, Mircharif Djourgani, Djami, Khoja Akhrar, Lutfiy, Khondamir, Bekzod, Babour ainsi que beaucoup d’autres dépassa largement les frontières et leurs idées se répandirent . Alicher Navoi vécut au XVème siècle et ses chefs d’oeuvre sont devenus immortels. Parmi la dynastie Timuride, Oulugbek créa un centre culturel scientifique à Samarcande, célèbre parmi plusieurs sources littéraires sous le nom de l’académie d’Oulugbek.

Mais c’était également un temps où la poésie ne fut pas la seule à rayonner, la lumière se diffusa aussi dans la construction architecturale, la peinture des miniatures, la calligraphie, et nombre de sciences comme l’astronomie, les mathématiques, l’histoire et la médecine.

Cependant, les guerres intestines se multiplièrent au XVème siècle et provoquèrent finalement la chute des Timurides au début du XVIème siècle. Des nomades turcophones vinrent du nord pour conquérir ces richesses. Mais au debut du XVIIeme siècle, l’arrière arrière arrière petit-fils de Timour qui dirigeait Fergana, Babour envahit l’Inde et établit un nouvel empire connu sous le nom de l’empire magnifique de Moghol. Les Timurides le dirigèrent jusqu à l’intrusion anglaise en Inde.

Le XVIIème siècle connut une décadence importante même si des hommes comme Makhmoudi Azim, Karabaghi, Abdulgizkhan, Tourdi, Machrab, Nodira, Ouvaisiy, Gulkhani, Makhmoudkouli, Berdakh marquèrent profondément leur époque par leurs traités et leurs travaux littéraires.

Durant la première moitié du XIXème siècle, Mouhammad Rakhim Khan fut un âpre défenseur de l’histoire et de la littérature dans le Khorezm, ses contemporains étaient notamment Mounis, Kamil Khorezmi, Agakhi, Bayani.

Durant la seconde moitié du XIX eme siècle, la vie au Turkestan était riche en évènements sociaux, économiques et politiques. Dans les années 1860, la Russie tsariste commença sa politique de conquêtes au Turkestan.

Sous cette période, plusieurs mouvements réformistes et anticoloniaux influencèrent la vie culturelle et sociale au Turkestan. Basés sur la culture locale populaire, ces mouvements dits » illuminés » étaient conduits par des scientifiques et des poètes, Akhmad Donich, Fourkat, Avaz Otar et Moukimiy pour n’en citer que quelques uns. De grands changements se produirent dans la culture du Turkestan sous cette période.

A la fin du XIXème siècle, Djadidizm apparut impliqué dans le mouvement d’illumination et commença à promouvoir une nouvelle éducation et une politique culturelle et sociale. Petit à petit les activités et le travail des biens connus des djadids comme Bekhboudi, Firtrat, Abdoulla Avloni, Mounnavhar Kari, Khamza et d‘autres se répandirent largement parmi les populations. Des magazines et des journaux, des livres et des traités commencèrent à susciter l’intérêt sur l’héritage national culturel et historique. Cela assura une prise de conscience significative ainsi que le sentiment d’une maturité politique, favorable pour un développement indépendant propre.

 

SAMARCANDE

Samarcande est située dans la vallée de la rivière Zarafshan. C’est la deuxième cité par sa taille en Ouzbékistan et elle a une datation identique à Babylone ou Rome. L’ histoire de Samarcande commence il y a à peu près 2500 ans , elle fut le témoin actif de hauts faits historiques durant les conquêtes d’Alexandre le Grand, les conquêtes arabes, les invasions de Gengis-Khan et plus tard de Tamerlan. C’est ainsi que la culture de Samarcande s’est développée et elle est l’exemple d’un brassage entre Iraniens, Indiens, Mongols au confluent des cultures de l’Orient et de l’Occident. La magnifique et majestueuse Samarcande possède une séduction et une attractivité extraordinaire. Les poètes et historiens de l’antiquité la nommèrent la "Rome orientale, la beauté des pays sublunaires, la perle orientale du monde musulman". Sa situation géographique avantageuse dans la vallée du Zaravchan offrit à Samarcande la première place des cités d’Asie Centrale.

 

Comme d’autres centres similaires de concentration de l’activité humaine - Babylone et Menfis, Athènes ou Rome, Alexandrie ou Byzances-Samarkand connut de grands bouleversements à travers l’histoire.


L’histoire de Samarcande plonge ses racines il y a des milliers d’années. Les découvertes archéologiques et les procédés de datation permettent d’établir que les hommes étaient présents dans la région il y ades milliers d’années avant JC. Une localisation géographique particulièrement avantageuse, un climat relativement tempéré, une abondance de sources naturelles , “obi rakhmat”, “l’eau de bénédiction”, la proximité de montagnes avec un gibier riche, proche de la rivière Zeravchan – tout cela concourt toujours à des conditions favorables pour l’installation d’une société ou d’une communauté humaine. Des murs solides de fortifications, des constructions majestueuses, des palais somptueux et des temples solennels s’érigèrent à Samarcande déjà depuis plusieurs siècles avant notre ère. 
Dans les textes anciens, la première mention fameuse sur Samarcande fut celle que relata Marakand en 329 avant JC: il détaille son témoignage de la campagne d’ Alexandre le Macédonien.


Déjà à cette époque, Samarcande était une cité importante avec une population nombreuse, développant l’artisanat, le commerce et la culture. Elle bénéficiait d’une citadelle réputée imprenable et des murailles exterieures de 10 kilomètres et demi de long. 
Grâce a de nouvelles découvertes archéologiques, on a pu se rendre compte que l’histoire de Samarcande remontait à une époque bien plus ancienne que les victoires grecques du Macédonien. Elle était déjà une cité développée sous les Akhemenides (6-4ème siècle avant JC). C’est pourquoi “l’âge” de Samarcande remonte chronologiquement à environ 2500 ans avec sa fondation sur la colline d’Afrossiab, même si son histoire est incontestablement plus ancienne.
Durant son histoire, la ville connut les sauvages Saks et Massagètes, les colonnes de fer des Grecs macédoniens, les hordes des cruels Karakitays, elle subit dramatiquement les invasions des chefs arabes fanatiques. Les hordes sanguinaires de Chengiz-Khan se répandirent dans la paix des maisons, amenant avec elles le feu et l’épée. Samarcande devint la capitale d’un empire Timouride immense s’étendant de l’Indus jusqu’aux rives du Bosphore sous le puissant et cruel Amir Timour. 
Après la mort de Timour, son empire alla aux mains de ses enfants et de ses petits enfants et se morcela. Samarcande et ses environs furent attribués à Oulugbek, le petit fils de Timour. Oulugbek dirigea Samarcande pendant 40 années. Oulugbek tout ce temps fut un dirigeant pacifique qui refusa de participer à des campagnes aggressives pour dominer et étendre son état. Il visita d’autres pays maintes fois mais dans un but intellectuel pour apprendre leurs traditions, leurs cultures, leurs sciences. Il était lui même un grand savant, astronome et mathématicien; c est pourquoi il invitait à sa cour et s’entourait de beaucoup de savants et d’érudits étrangers. 
En réalité, le petit fils de Timur etait appelé Moukhammad Taragay, et sa grand mère, épouse de Timour, lui donna le nom d Oulugbek signifiant « le Grand » parce que dès sa naissance, il apparut comme un garcon avec de grandes dispositions intellectuelles.
Desormais, Samarcande comme la plupart des cités d’Asie Centrale, est divisée en deux parties la samarcande ancienne et la samarcande nouvelle. La plus récente est celle des centres administratifs, industriels mais aussi culturels, avec des institutions réputées pour leur enseignement. Ces dernières sont au nombre de 5, spécialisées dans la medecine, l’agriculture, l’architecture, le commerce, les langues étrangères. Il existe aussi une université avec plus de 10 facultés. 
La vieille cité comprend les monuments historiques, des boutiques, et les écoles élémentaires. Nous vous accompagnerons afin de vous faire découvrir les grandes étapes de la vieille ville mais aussi les chemins plus secrets.
La population de Samarcande compte environ 500 000 habitants. C’est une cité cosmopolite, plus de 100 nationalités sont représentées ! Samarcande est la deuxième cité par sa taille et sa démographie en Ouzbékistan.

 

 

BOUKHARA

 

Boukhara est l’une des villes les plus anciennes et les plus intéressantes d’ Ouzbékistan. La ville est deja mentionnée dans le livre sacré d "Avesta". On estime qu’elle a été fondée autour du treizième siècle avant JC sous le règne des Siyavushides qui arrivèrent au pouvoir 980 ans avant Alexandre le Grand.

La ville est née dans une zone marécageuse, où les gens venaient chasser. La place était particulièrement connue grâce à la possibilité de chasser, notamment les guépards. Les archéologues datent la création de la ville au VIème siècle. Le nom "Boukhara" existe depuis longtemps et vient du sanscrit "vihara" - le couvent, ou "boukar" - la lumière. Il est apparu au IIème siècle avant de notre ère. L'apparition de la citadelle Аrk est datée aussi durant ce siècle. La ville était un axe majeur de la route de la soie.

Boukhara était la première capitale de l'Etat des Samanides musulman. Autour de Boukhara il y a beaucoup d'objets de culte. Notamment, à Boukhara on peut voir le développement de l'architecture islamique pendant dix siècles. Les archéologues ont révélé l’existence de plus de 1 000 monuments.

Parmi ceux-ci soulignons le mausolée d’Ismail Samani, ou, comme encore, le mausolée des Samanides. Le Mausolée d’Ismail Samani est une perle de l'architecture. L'UNESCO l’a inscrit sur la liste des monuments les plus extraordinaires de l'humanité. Le mausolée est construit selon le principe de la construction du temple du feu zoroastrien.

Boukhara comme Samarcande etait une cité culturelle où l’enseignement était réputé à travers le monde islamique. C’est à Boukhara que le grand Cheikh Bagautdin Naqchbandi vécut. Il fut une figure majeure du developpement de l’approche mystique du Soufisme entre philosophie, religion et Islam. A Boukhara il y a plus de 350 mosquées et 100 écoles religieuses, appelées madrassas. Sa fortune se fit et se défit au gré des empires successifs jusqu’au grand Khanat central asiatique du XVIIème siècle.

Ainsi, Boukhara était la première capitale de l'Etat des Samanides musulmans. Boukhara au XVI siècle était la capitale de l’émirat de Boukhara. Boukhara est devenue la capitale des Cheybanides, qui ont gagné les territoires des Timourides dans les buts de la recherche de nouveaux revenus.

 

C'est la troisième ville du pays, elle a une position centrale se trouvant entre deux déserts le Kyzyl-Koum et le Мoubarek. Si le Kyzyl-koum est un désert sablonneux, le Мoubareк est plus fertile grâce à la présence de l'argile. Dans les années 80, la région de Boukhara a été divisée en deux régions: celles de Boukhara et de Navoiy. La population de Boukhara est de 300 000 habitants, Sa composition réunit beaucoup d’ethnies et de peuples différents.

 

KHIVA

 

Khorezm a une très longue histoire, elle fait partie des civilisations qui peuvent énorgueillir. Des centaines d’années avant que la Grande Route de la Soie ne fasse son apparition, l’ancien Khorezm eut des liens avec l’Europe, l’Orient, la Sibérie et des civilisations du Sud. Elle fut le berceau de trois civilisations propres à l’Ouzbékistan.

Le Khanat du Khorezm était déjà renommé à partir du quatrième siècle avant notre ère. C’était un Etat puissant. Une ville légendaire comme l’est Khiva donne l’image exotique d’une vieille ville orientale en particulier dans les vieux quartiers de Itchan-Qala. Itchan-Qala est un lieu qui concentre une grand nombre de bâtiments historiques. Parmi eux, la Citadelle de Kounya-Ark et le Palais de Tach-Khavli, résidence du Khan, ont été préservés dans un état de conservation exceptionnelle avec ses décors et ses ornementations. En franchissant ses exceptionnelles portes, Itchan-Qala vous livrera la simplicité, mais aussi la monumentalité de son architecture médiévale, la délicatesse de ses sculptures sur bois et des symboles de son ornementation. Les silhouettes de ses minarets, les toits plats des maisons typiques en briques surmontées par les murailles de la vieille ville vous enchanteront et vous donneront une idée d’une cité féodale d’Asie centrale. Vous remonterez les siècles au fur et à mesure de vos pérégrinations dans la ville.

Khiva est un véritable musée à l’air libre de plus de 2500 ans d’âge avec une population d’environ 40 000 habitants. Elle est située sur le territoire du désert du Kyzyl-Koum, « le désert rouge », à 480 km de Boukhara. Au final, Khiva renferme comme un écrin la beauté des madrassas, des mosquées, celle de Jouma renferme 218 colonnes de bois sculptées et des minarets comme celui d’Islam-Khodja ou celui de Kalta-Minor (1835) remarquables par leur état.

 

TACHKENT

 

Dans les siècles passés, Tachkent, la capitale actuelle de l’Ouzbékistan, était appelée Tchatch, Chach, Binkent. Chacun de ses noms renferme une part de son histoire. Tachkent a toujours été un centre de transport et de jonction internationale entre les Etats. Malheureusement, seule une petite partie de son architecture passée a pu être conservée à cause de la démolition de son centre historique et religieux après la Révolution d’Octobre de 1917 et du tremblement de terre de 1966. Certains bâtiments anciens ont pu résister, accentuant le contraste entre la myriade des allées étroites et l’aspect imposant des avenues modernes. Parmi les monuments anciens, les constructions du XVIème siècle que sont madrassa de Koukeldach, qui a été restaurée et le mausolée de Kaffal Chachi ne sont pas les plus inintéressants.

Tachkent est une ville qui abrite beaucoup de musées sur la culture ouzbek et pré-Ouzbek. Notamment, le musée national de l’Art dispose d’une collection de peintures, de céramiques et les robes royales de Boukhara. Le Musée des arts appliqués et décoratifs expose une collection riche en broderies artisanales et en bijoux. Des expositions temporaires sont fréquemment organisées avec des sujets liés aux grandes figures historiques comme Tamerlan.


La première information sur Tachkent comme ville est relatée dans d’anciennes sources chinoises deux cents ans avant notre ère: Tachkent est appelée Yuni. Dans une inscription en 262 avant JC du roi perse Chapoura 1er , la “ Caaba du Zoroastrisme”, l’oasis de Tachkent est nommé Tchatch. Dans la traduction de sources chinoises la ville est aussi appelée Chi,et en arabe Chach. Selon les dires de Birouni et Makhmoud Kachgari, le nom de Tachkent est apparu d’influence turque au IX-XIIème siècles. En Russie, Tachkent au XVIème siècle est appelée Tachkoura.
Déjà dans les temps anciens, en bénéficiant d’une situation géographique favorable et d’un climat clément, Tachkent fut l’un des principaux point de la « Grande Route de la Soie ». En appui de cette considération archéologique, dans la partie méridionale de la moderne Tachkent, irriguée par la rivière Jun, furent trouvés les fondations d’une ville appelée Chach-Tepa : ruines d’une muraille, citadelle circulaire avec des constructions en briques crues et pakhsa intérieure. A l’intérieur du mur défensive de la citadelle, des signes indiquent une fortification importante pour l’époque: tours et corridors de garde. Le principal square de la vieille ville, le marché de Tchorsou apparut au 9ème siècle. Les routes commerciales allant à Tchorsou à travers ses différentes portes ont été transformées en rues commerciales.

Au VIème siècle la madrassa Koukeldach a été érigée sur cet emplacement.
Tchorsou mahalla, Tikanli mazar, le village de Choukur étaient située sur la partie moderne de Tchorsou. Tchorsu a été reconstruit au siècle dernier. GUM, l’un des drugstores de la ville, l’hôtel « Tchorsou » illustrent l’architecture moderne. Makhalla apparut autour des anciens squares et des rues commerciales adjacentes, lieux privilégiés des métiers d’artisanat. Ainsi, Padarkuch Mahalla dans Chaykhantaur fut appelé autrefois « Buztchi Mahalla”, ce qui signifie “quartier des tisserands ». Il y eut d’autres mahallas à proximité: au nord Arka-Kutcha, au sud Duktchi, Zandjirlik, à l’ouest Pouchtibag, à l’est Koudouk-bachi. Deroz Mahalla ou Degroz dans ChayKhantaur qui a son nom tiré de “Degroz”-“fabricant de bouilloires”par la présence de plus de 20 ateliers de travail de forge. Il y eut aussi Ahunguzar mahalla dans Sebzar dakha, signifiant “quartier des forgerons ou des maréchals ferrants ».Et Tokli Jallob mahalla tira son nom des vendeurs de bétail.

Dés le moment où Tachkent devint une cité riche marchande et artisanale, de grandes constructions architecturales s’élevèrent : caravansérails, mosquées, et mausolées. 
Les mausolées sont parmi les constructions restant les plus anciennes, apparus le long des routes caravanières, ils étaient dévoués aux saints cheikhs et n’étaient pas seulement des places pour l’artisanat, et le commerce ( sous toutes ses formes comme la vente de bénédictions pour apporter chance et fortune), mais aussi des terres artistiques, de méditation et de réflexion engendrées par le temps passé sur de longues routes désertiques.

Il reste actuellement plusieurs dizaines de mausolées le long des routes aux alentours de Tachkent.

 

TERMEZ

 

Termez est située sur la partie occidentale de l’Amou-Daria et figure comme l’un des anciens sites urbains de l’Asie Centrale. La cité évolua à travers les siècles de son histoire reflétant les multiples influences culturelles dans les ruines des sites du passé. L’héritage qui avait été préservé le long des siècles a complètement été détruit par Gengis Khan en 1220, après que la cité eût refusée sa reddition pacifique. Une nouvelle ville fût donc érigée à l’est de la vieille ville. Ruyi Gonzalez de Klaviho, l’ambassadeur mandaté par le roi Henri III de Castille à Amir Temour, donne la meilleure description de la ville: "pénétrant dans la cité, nous traversâmes de nombreuses places et des rues si encombrées par la foule que nous rentrâmes chez nous fatigués et en colère. » Un autre emplacement, établi au XIXème siècle, s’est progressivement développé vers le Sud de l’emplacement médiéval, plus proche de l’Amou-daria. Avant que Gengis Khan ne rasât la ville, il est à noter que le Bouddhisme joua un rôle considérable dans l’idéologie de l’ancienne Termez pendant sept cent ans du Ier au VIIème siècle. Plusieurs sites bouddhiques furent découverts pendant les fouilles archéologiques aux alentours de la ville. Termez était donc l’un des centres bouddhistes.

 

CULTURE

L’hospitalité est une chose principale dans la culture Ouzbek

L’hospitalité fait partie des racines essentielles chez les Ouzbeks. Les gens vivaient sur les carrefours de l’ancienne Route de la soie et leurs vies dépendaient grandement de leurs négoces et de leurs relations avec les étrangers qui voyageaient d’est en ouest puis s’en retournaient sur leurs terres emportant avec eux la soie, les poteries et bien d’autres marchandises. Faisant abstraction de la nationalité des voyageurs qui sont toujours traités comme s’ils étaient envoyés par Dieu, les Ouzbeks sont des gens curieux et hospitaliers, aimant les rencontres.

Tchoykhonas

L’Ouzbékistan est aussi célèbre pour ses tchoykhonas (maisons de thé), où les hommes se réunissent pour discuter et rire, parfois jouer, autour d’un bol de thé. Les femmes prennent traditionnellement soin de la maison et cuisinent. Les hommes ouzbek sont aussi généralement de bons cuisiniers et la tchoykhonas est un endroit qu’ils affectionnent pour cuisiner ensemble et préparer le pilaf (riz avec de la viande et des légumes) ou le kazan-kabob (viande frite avec des pommes de terre).

Marchés

Le Bazar est un endroit fascinant où vendeurs et acheteurs se mélangent dans un jeu coloré et bruyant. Ce jeu c’est le marchandage et les gens l’adorent. Si vous visitez l’Ouzbékistan, allez visiter un bazar et marchandez thé, habits, fruits… Vous reviendrez avec des souvenirs mémorables.

Cuisine

La cuisine ouzbek est l’une des cuisines orientales les plus colorées. Vous serez étonnés de trouver des ustensiles et des récipients vieux de plus d’un siècle. Il y a même différents rituels et façons traditionnelles de cuisiner, les déclinaisons sont nombreuses. Il existe plus de 1 000 plats, pâtisseries et boissons.

Les plats ouzbeks diffèrent en apparence et en saveur. Certains sont préparés quotidiennement ; d’autres en fonction des saisons, des ingrédients et des événements à célébrer. Vous trouverez ci-dessous quelques plats pour vous permettre notamment de les commander, voir de les préparer!

 

Chourpa


2 carottes, 2 pommes de terre, 2 oignons, 2 grosses tomates, 400 g de navets, du poivre Cayenne, 300 g de viande, 200 g d’os à moelle, du sel. Mettez les pommes de terre accompagnées des os dans une marmite avec 1 litre d’eau froide et laissez mijoter 1 heure trente. Puis tamisez le bouillon, ajoutez la viande et tous les légumes coupés en grosses rondelles, puis faites bouillir le tout. Enfin salez.

 

Lagmon

C’est un ragout richement épicé avec des tranches de viande, des légumes versés sur de longues nouilles préparées à la main. C’est un plat servi traditionnellement dans un bol.

 

Mampar


Il ressemble au lagmon, mais le ragout est versé sur une pâte spéciale.

 

Tchutchvara

Ce sont de petits morceaux épicés de viandes émincées, d’oignons cuits à l’intérieur d’une pâte servis dans un bouillon savoureux. Ce plat est souvent accompagné de crème ou de yogourts pour rendre le bouillon plus onctueux.

 

Pilov


1 kg de riz, 150 g de pois, 300 g de viande, 300 g de graisse (or d’huile végétale), 400 g de carottes, 2 oignons, du sel et des épices pour relever le plat. Lavez le riz plusieurs fois et plongez le dans de l’eau avec du sel pendant 2 heures. Lavez les pois (noukhot) et plongez les pendant 10 à 12 heures avant de préparer le pilov. Quand le riz et les pois se gonflent, commencez à préparer le pilov: Epluchez les oignons en lamelles, coupez les carottes en cubes fins, et mettez la viande dans la graisse ou l’huile. Dans un chaudron à bonne température, placez la viande et remuez circulairement. Ensuite ajoutez les oignons en mélangeant constamment, et chauffez à feu doux. Dés que les oignons changent de couleurs, plongez les carottes et rajoutez les pois. Versez l’eau pour obtenir l’équivalent d’une saucière où les pois vont s’attendrir pendant une heure. Assaisonnez avec le sel et les épices, égouttez le riz. Mélangez le riz et les carottes à un feu fort et surveillez en mélangeant de temps à temps. Quand le riz est prêt, pilez le au milieu d’un chaudron, remettez le au feu et laissez mijoter, couvercle fermé 20 à 25 minutes. Quand tout est prêt, enfin mélangez les ingrédients dans le chaudron et servez en faisant bien apparaître les morceaux de viande sur le sommet des portions

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Mantis

Les mantis sont des gros raviolis farcis à la viande.

Pour la pâte: 500 g de farine, 1 cuillère à thé de sel, la moitié d’un verre d’eau. Pour la viande hachée : 1kg d’agneau, 400 g d’oignons, 100 g de graisse (queue de l’agneau), la moitié d’un verre d’eau salée, 1 cuillère à thé de poivre noir. Etalez la farine, obtenez une boule de pâte avec l’eau et attendez 10 à 15 minutes. Coupez la pâte en des morceaux de la taille d’une petite noix et roulez la pour obtenir des ronds plats de pâte comme des petits gâteaux. Vous pouvez aussi couper la pâte étalée en dix carrés et ajoutez à l’intérieur de chacun la viande hachée. En suivant les diagonales, pincez les coins et réunissez les, la forme des mantis est oblongue. Beurrez les mantis crus pour éviter que la pâte ne devienne dure et sèche. La préparation de la viande hachée est l’étape suivante : coupez le mouton en petites pièces de la taille d’une noisette puis émincez la mince avec une grande rappe, ajoutez les lamelles d’oignons, saupoudrez de poivre et de sel. Fermez la pâte en pinçant les coins. Les mantis sont cuits à la vapeur. Graissez la grille et arrangez les mantis pour qu’ils ne soient pas en contact. Versez l’eau froide et chauffez jusqu’à ébullition pour la vapeur pendant 45 minutes. Servez 2 à 4 mantis par portion dans une assiette, vous pouvez ajouter de la crème ou du bouillon et les assaisonner à votre convenance.

 

Samsa est une pâte fourrée à la viande, des oignons et de la graisse, elle est cuisinée dans un four spécial, le tandir.

 

Chachlik

 

C’est l’un des plats les plus populaires servis en Ouzbékistan. Il se compose de pièces de mouton mariné (quelquefois de la viande de boeuf) et des pièces de graisse de la queue de mouton en brochettes. Il existe beaucoup de variétés de chachliks et les plus fameuses sont au foie. Les brochettes chaudes sont accompagnées d’oignons. Avant de consommer, il est conseillé d’assaisonner avec du vinaigre et du poivre quand les chachliks sont chaudes.

 

Arts Appliqués (Traditions Ouzbeks)

Les arts appliqués sont un véritable phénomène culturel et historique qui s’inscrit dans les traditions ouzbeks. Les magnifiques ensembles architecturaux de Boukhara, Samarcande, Khiva, Tachkent et Ferghana sont fameux pour leurs travaux d’artisanats. Les pièces si envoûtantes réalisées par les maîtres en ébénisterie, en sculpture, en miniatures, broderies et joailleries sont des diamants dans les monuments qui leur servent d’écrins.

Il ne faut pas penser que l’artisanat n’intéresse plus que les musées. La tradition continue à se perpétuer et l’on peut admirer les confections contemporaines du XXème siècle sur beaucoup de murs de maisons décorés avec les tapis, les susani, les céramiques, les carreaux. Dans la sculpture du bois, les artisans de Tachkent et de Ferghana sont très populaires avec leur production de petits mobiliers, tables, chaises, boites... Ces souvenirs seront pour vous les ambassadeurs de la culture et de l’histoire de l’Ouzbékistan.

Culture: Folklore Ouzbek et Arts decoratifs

Les origines des arts folkloriques des Ouzbeks remontent aux racines de l’histoire. De nombreuses trouvailles archéologiques dans les zones rurales ont révélé au jour les aspects de ces terres et de ces cultures anciennes. La diversité du folklore ouzbek est large, en matière de styles, de matériaux utilisés et de motifs décoratifs. Les céramiques, les tissus de soie et de coton, le travail du bois et de la pierre, les gravures sur métal, la maroquinerie, la calligraphie et la peinture précieuse des miniatures sont les véhicules du passé pour illustrer les traditions ethniques, culturelles et religieuses. Chacune présente des qualités uniques, chacune possède ses propres maîtres artisans.

Céramiques en Ouzbékistan


Les céramiques ouzbeks sont trés diverses dans leurs formes et leurs couleurs. Les plus renommées proviennent des écoles de Richtan, Gurumsay dans la vallée de Ferghana et du Khorezm. Les couleurs blanches et écrues et le bleu sont exceptionnels. Un autre exemple typique se trouve à avec la production de faïence, de pipes à fumer (tchilim) et de tabatières (noskadi).

Joaillerie

Les artisans contemporains pratiquent encore les techniques sans âge de l’ancienne joaillerie, la taille des pierres précieuses, les filigranes d’or et d’argent, le travail des anneaux, les gravures, le façonnage, le sertissement... Les joailliers contemporains utilisent non seulement les anciennes techniques, mais innovent en créant leurs propres styles combinant tradition et modernité.

Culture: Ciselure et gravures sur le métal

Depuis les temps reculés, les plus grandes villes d’Ouzbékistan - Boukhara, Tachkent, Samarcande et Khiva, ont été des centres de travail et de ciselure du cuivre. Chaque région est identifiée par des formes et des designs spécifiques. Les illustrations les plus populaires de cet art sont : les aiguières, les théières, et les plateaux, et plus tardivement, les rinces mains, les bassines, les chaudrons et les grands bols. Les objets ciselés en cuivre d’autrefois sont hautement appréciés et recherchés car ils reflètent un savoir-faire millénaire.

Art de la broderie, métiers à tisser

L’un des arts appliqués les plus renommés en Ouzbékistan est la broderie. Plusieurs places en Ouzbékistan réputées par la qualité de leur broderie sont Nourata, Samarcande, Boukhara, Chakhrissabz, Sourkhandarya, Tachkent, Djizak, et Ferghana. Chaque école se distingue par les symboles utilisés, la composition, les couleurs et les méthodes de tissage. C’est un art traditionnel encore très vivace parmi les Ouzbeks. Les vêtements brodés proviennent essentiellement des métiers à tisser de Boukhara, Chakhrissabz et Tachkent. La broderie de fils d’or est l’une des plus fines. C’est une technique artisanale qui a toujours existé à Boukhara. La qualité des tissus, la soie, le coton, l’ikat (mélange des deux) a toujours attiré les commandes de toute l’Asie Centrale. Les secrets de fabrication remontant même avant la Grande Route de la Soie rendent ces vêtements anciens inestimables. L’art de tisser existe encore dans la vallée de Ferghana et sans aucun doute on préfère encore aux tissus en laine de fabrication industrielle les vêtements tissés et brodés à la main, emplis de prestige.